Article de la dernière édition de TRIBUNe - août 2020

Pint fort

Le parti des résultats

par Nicolas Suter, député, vice-président du Groupe PLR au Grand Conseil

Bien souvent, quelle que soit notre place sur l’échiquier politique, – les extrêmes mis à part – nous poursuivons les mêmes objectifs. Permettre à chacun de se former, garantir la liberté et l’égalité des chances, atteindre le plein emploi et la prospérité de notre société de manière durable sont au cœur de notre engagement à toutes et à tous. Quand il s’agit de choisir les moyens d’atteindre ces objectifs, les différences apparaissent.

Prenons par exemple, et pas tout à fait au hasard, la question du changement climatique, sujet qui monopolise une grande partie des débats de cette législature. La dernière proposition de la gauche est une initiative visant à mettre 300 millions dans le fonds pour les énergies renouvelable. Trois cents millions, mais pourquoi pas un milliard, tant qu’à faire coup médiatique, autant avoir de l’ambition ! Au premier abord, on peut trouver du courage dans cette proposition, voire même une certaine cohérence, car après tout, si c’est vraiment une priorité, alors mettons-y les moyens. Au passage et sans être vraiment étonné, on remarquera que les initiants ne disent pas comment doit être financé ce montant.

Mais l’étude de l’initiative révèle rapidement que rajouter 300 millions au fonds pour les énergies renouvelables, ne changera rien. Quel que soit le montant, cela ne changera pas le fait que pour que ce fonds réalise les objectifs souhaités, il faut des projets ; il faut des femmes et des hommes qui innovent, qui entreprennent et qui transforment des idées en réalisations concrètes.

Le niveau actuel du fonds pour les énergies renouvelables permet de financer les projets à moyen terme. à ce titre il est intéressant de relever que le PLR a déposé en 2019 trois interpellations demandant de manière ciblée quels sont les freins au développement des énergies renouvelables, notamment pour l’hydraulique (Nicolas Croci Torti), l’éolien (Olivier Petermann) et les autres projets dont la géothermie. Dans les réponses à nos interpellations, le Conseil d’État parle de contraintes administratives, d’acceptation sociale, d’études à réaliser et de compétitivité par rapport aux énergies fossiles mais ne mentionne pas le manque de financement comme frein au développement de tels projets.

Répondre sérieusement aux enjeux climatiques, aussi bien pour s’y préparer que pour effectuer une transition énergétique qui nous permettra de diminuer nos émissions de CO2 tout en augmentant notre indépendance énergétique nécessite plus qu’un chèque en blanc.

C’est pour cette raison que le PLR, constant dans sa recherche de résultats, s’attèle à redresser les réels leviers permettant la réalisation d’une transition énergétique bénéfique pour notre région et propice au développement économique durable. Les interventions de notre Groupe au Grand Conseil visent à favoriser l’innovation, susciter des vocations et développer des PME actives dans ce secteur.

 

Le PLR s’attèle à redresser les réels leviers

permettant la réalisation d’une transition énergétique

bénéfique pour notre région et propice

au développement économique durable.