Climat, chaud devant

Message du président

par Marc-Olivier Buffat, président du PLR Vaud, député

Impossible aujourd’hui de ne pas se préoccuper du climat. Le sujet est chaud et va le rester. Il est aussi fait de contradictions, de paradoxes qui fragilisent la cohérence des positions et des mesures. Mais il faut avancer.

Les écologistes eux-mêmes ne sont pas clairs en la matière. Ils soutiennent les énergies vertes tout en s’opposant souvent à des projets d’éoliennes, de barrages hydroélectriques pour des raisons de protection du paysage et de la nature. Bref, tout le monde veut que cela change mais personne ne veut changer quand il est concerné. Le peuple lui aussi a ses paradoxes.

Les questions d’environnement et de climat doivent s’analyser de manière globale avec un inventaire des problèmes et des solutions qui tiennent compte des conséquences économiques néfastes, sur l’emploi en particulier. Le peuple suisse pour se prononcer a besoin d’une vision claire et juste pour décider d’une politique environnementale plus dirigiste. Le PLR Suisse l’a bien compris, lui qui va lancer un sondage national auprès de ses membres. N’en doutons pas, la sensibilité climatique est en train de faire son chemin notamment dans la jeune génération pour laquelle le sujet est prioritaire.

Ne nous satisfaisons pas de petites mesures, plus symboliques que réellement efficaces comme les taxes sur les billets d’avion sans pour autant les ignorer. Il faut innover. En favorisant l’économie circulaire, c’est-à-dire la production, la distribution et la consommation sur le plan local, nous allons déjà dans le bon sens. Précisons aussi que toutes les mesures ne seront efficaces que si elles sont prises à l’échelon européen.

Comment le PLR pourrait-il agir concrètement avec cohérence, pragmatisme et continuité ?

Premièrement, en mettant en place des procédures spéciales et rapides pour tous les projets énergétiques d’importance (barrage, éoliennes, etc.).

Deuxièmement, en identifiant des projets phare à développer. Rappelons que dans le canton de Vaud Olivier Français avait soutenu un projet de barrage à Bex-Massongex, toujours bloqué par des oppositions écologiques.

Troisièmement, en prévoyant des déductions fiscales pour les rénovations énergétiques des immeubles. Des déductions fiscales sont meilleures que des subventions.

Quatrièmement, en soutenant des projets d’infrastructure ambitieux, tels que les bus ou voitures autonomes (électriques) et en aménageant les voies de circulation en conséquence.

Cinquièmement, en encourageant et soutenant les projets privés tendant à la création de «cargos souterrains». En effet, le transport de marchandises dans des tubes dépressurisés aurait le mérite de la rapidité et de la sécurité. En outre, cela déchargerait considérablement les autoroutes et voies de circulation. On éviterait ainsi la construction d’autoroutes nouvelles.

Enfin, en encourageant le partenariat public/privé pour l’ensemble de cette problématique.

Voici quelques exemples qui démontrent que nous pouvons promouvoir des idées novatrices et responsables de l’environnement. Il y en a certainement d’autres. Le sujet étant vaste, nous aurons l’occasion d’y revenir souvent. Pas de raison aujourd’hui qu’il ne soit que l’enfant chéri des Verts. Le climat est l’affaire de tous.