Pour un système social pérenne et en faveur des plus défavorisés

Les années se suivent et se ressemblent lors de la présentation des comptes: la part du budget cantonal dévolue au social prend l’ascenseur. Ces dépenses sont même en passe de dépasser celles de la formation, ce qui constitue un signal préoccupant pour les partis de la droite et du centre. Pour le PDC, les Vert’libéraux, l’UDC et le PLR, il faut rapidement trouver des solutions avant que le canton ne se retrouve dans une situation où il devra procéder à des coupes douloureuses, plutôt que d’avoir eu le courage d’adapter son système aujourd’hui.

La logique de la majorité de gauche du gouvernement produit des effets d’autant plus négatifs que la santé économique du canton s’assombrit. La dette repart à la hausse, les charges croissent d’années en années et désormais, cette croissance des charges est plus grande que celle des recettes. Dans une situation économique incertaine, la prudence devrait être de mise. Pour les partis de la droite et du centre, il faut modifier la logique actuelle de la politique sociale. Le social devrait surtout agir comme une aide ponctuelle à la réinsertion. Aujourd’hui, il s’est transformé en dépense trop souvent exponentielle, sans qu’aucune tentative d’inversion de tendance ne soit perceptible dans la volonté du Conseil d’Etat. D’autres cantons sont aujourd’hui contraints, à l’image du canton de Berne, de prendre des mesures drastiques.

Dans le budget 2016, les charges du social augmentent encore de 5,8% par rapport à l’année passée (on constatait déjà une nette augmentation les 3 années précédentes : +4,8% en 2015 ; +4,3% en 2014 ; +5,8% en 2013). Rien qu’entre 2014 et 2015 les charges du social ont augmenté de 116 millions. Pire, en l’espace d’une dizaine d’années, les dépenses du social ont plus que doublé ! Il manque par ailleurs une certaine transparence en ce qui concerne l’attribution des diverses prestations liées à l’aide sociale. Les réponses du DSAS au postulat Catherine Labouchère (« Mieux connaître les différents types d'aides sociales et leurs bénéficiaires »), apportent quelques éclairages, mais ouvrent d’autres questions.

L’objectif des partis de la droite et du centre ne vise pas à pointer du doigt des gens qui sont au bénéfice d’une aide de l’Etat, bien au contraire. Il s’agit de trouver des solutions qui leur permettent de sortir d’une spirale qui les maintiendrait dans le social. Dans l’optique de pérenniser le système social, les interventions parlementaires suivantes ont été déposées ce mardi au Grand Conseil :

Système d’octroi et fonctionnement du DSAS

- Christelle Luisier (PLR), Interpellation : Remboursement de l’aide sociale : quels motifs ?
- Claire Richard (Vert’libéraux), Postulat : Prestations sociales : adéquation entre l’effort administratif et le bénéfice engendré pour le bénéficiaire ?
- Jean-Marie Surer (PLR), Interpellation : Optimisation dans l’octroi des aides sociales et le suivi des dossiers : quelle efficacité des employés de l’administration publique ?

Suivi de l’octroi

- Philippe Krieg (UDC), Interpellation : Pour un rapport mensuel sur le RI
- Catherine Labouchère (PLR), Postulat : Aide sociale : besoin temporaire ou chronique, des éléments à rajouter à l’étude générale

Adaptation des charges sociales

- Philippe Jobin (UDC), Motion : Adapter les barèmes du RI aux normes de la CSIAS.
- Jean-Marc Sordet (UDC), Postulat : Harmoniser la pratique sociale vaudoise avec celle recommandée en Suisse

Favoriser la réinsertion

- Axel Marion (PDC), Postulat : Aide aux entreprises qui prennent en apprentissage des jeunes adultes en situation difficile

Aide sociale liée aux étrangers

- Christian Kunze (PLR), Interpellation : Attestation de prise en charge par un tiers pour les ressortissants étrangers venant en Suisse : quel droit à l’aide sociale ?


Contacts

Frédéric Borloz, président du PLR Vaud, +41 79 204 43 30
Axel Marion, Président du PDC Vaud, +41 79 458 13 13
François Pointet, Président des Vert’libéraux Vaud, +41 79 586 64 87
Jacques Nicolet, Président de l’UDC Vaud, +41 79 206 97 29

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